Centre Hospitalier Antibes Juan-Les-Pins

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Histoire de l'Hôpital

L'histoire de l'hôpital est étroitement liée à l'his­toire de la ville d'Antibes et son origine est très ancienne. Antibes, ville gréco-­romaine est connue depuis le Vième siècle. On retrouve les premières traces de l'existence d'un mansio qui devait se situer dans le quartier de la Croix-Rouge sur la voie romaine Augusta. Les mansios étaient des lieux d'hébergement dans lesquels on pouvait recevoir des soins.

Du XVe siècle au XIXe siècle :

Au XVe siècle existait l'hospice Saint-Jacques, qui était un lieu d'hospitalité routière pour les pèlerins et voyageurs de Saint Jacques de Compostelle ou de Rome.

Au début du XVIIIe siècle, un hos­pice civil était situé rue de la Ferraye. Des soldats y étaient soi­gnés car Antibes était une impor­tante place forte militaire enfer­mée dans ses remparts.

Au XIXe siècle, l'hôpital situé dans la rue du Puits Neuf à côté des Frères de la Miséricorde (aujour­d'hui rue Georges Clemenceau), recevait environ une vingtaine de militaires et une dizaine de civils dans de grands dortoirs.

L'hôpital très dégradé est transféré à la caserne n° 7, dite caserne en T. Il recevra en moyenne une qua­rantaine de malades sur trois étages, le premier et le deuxième étage pour militaires et civils et le troisième étage pour les prison­niers militaires malades.

La prise en charge soignante était assurée par une communauté reli­gieuse, les Sœurs Trinitaires, ordre se consacrant au rachat d'es­claves en méditerranée suite à des actes de piraterie et donnant des soins aux malades pauvres.

En 1874 est inauguré le nouvel hôpital entre la rue Fersen et la rue de l'Hôpital. C'est la ville qui le construit par une souscription. Dans son discours d'inauguration, le maire précisera « qu’il s'agit d'un établissement pour malades et pauvres tout à la fois, qui récla­ment une main bienfaisante pour verser sur leurs plaies, le baume de la charité ».

Avec ce nouvel hôpital, une page importante de l'histoire hospitaliè­re est ouverte. Ce sont toujours les Sœurs Trinitaires qui assurent les soins, mais une structuration médi­cale apparaît avec la venue de spécialistes et l'ouverture de consultations après la première guerre mondiale. Des consulta­tions gratuites pour les maladies des yeux, nez, gorge, oreilles sont ouvertes et un spécialiste des voies respiratoires est recruté. Un service spécialisé en maladies vénériennes avec une infirmière laïque est créé, car on ne peut obliger les sœurs à prodiguer des soins à ces malades.

Les malades mentaux sont pris en charge dans le « cabanon des aliénés" ». Celui-ci est fermé par des verrous et par une grosse ser­rure, à la demande de la mère supérieure ; une camisole de force est achetée le 12 iuin 1897.

Il est intéressant de noter que sur ce site existait une école avec un pensionnat de jeunes filles et que pour se rendre à la buanderie, on devait traverser la cour d'école.

En 1894, l'ouverture d'un labora­toire évitera le déplacement des militaires vers l'hôpital Pasteur à Nice pour des examens bactério­logiques.

L'hôpital souffre d'un manque de place et en cas de nécessité, le « cabanon des aliénés » sert de refuge aux varioleux et autres maladies contagieuses. Pour les tuberculeux, il y a la cave peu éclairée en dessous du niveau de la rue.

En 1927, un radiologue privé ins­tallé en ville s'occupera des radio­graphies. L'achat d'un appareil de radiologie sera envisagé mais ne sera réalisé que plus tard sur le site de la Fontonne, par manque absolu de place.

En 1930, le déplacement de la lin­gerie va permettre la création de chambres d'accouchement.

En 1932, il est décidé de construi­re un nouvel hôpital plus grand, plus moderne, éloigné de la ville car l'ancien, enclavé dans des rues étroites où les malades traversaient la rue pour se rendre aux bains, a marqué la population. Cet éloignement s'est avéré aussi nécessaire par peur des maladies.

1939, l’installation sur le site de la Fontonne

L'emplacement est éloigné de la ville, sur un plateau planté d'arbres avec un accès facile sur la route nationale. Le projet comporte un bâtiment cen­tral civil, un bâtiment militaire, un pavillon dit des contagieux et divers bâtiments annexes : chapelle, morgue, logement des Soeurs Trinitaires, conciergerie, en sous-sol cuisine et pharmacie. Plus tard, les différents bâtiments seront reliés par des galeries souterraines.

La pose de la première pierre a lieu le 10 février 1934 mais le transfert des malades ne sera fait que le 19 septembre 1939. Les délais sont importants, car l'opération est découpée en tranches pour échelonner les finan­cements. Par ailleurs les travaux vont subir les fameuses grèves de 1936. Provisoirement la maternité héber­gera des classes d'école.

1941 marque un tournant pour le personnel hospitalier : les reli­gieuses cèdent leur place aux infir­mières civiles après un peu moins d'un siècle de bons et loyaux ser­vices.

Les années 1945 - 1995

A la fin de la seconde guerre mon­diale est construit le bâtiment Ouest.

Sans encore parler de plateau tech­nique, le laboratoire et la radiolo­gie sont implantés à proximité du bloc opératoire.

La démilitarisation d'Antibes s'accé­lère avec le départ des chasseurs alpins de la caserne Dugommier (emplacement actuel de la piscine) et des moyens supplémentaires sont alloués pour traiter les malades civils.

Le bâtiment administratif et un préfa­briqué hébergeant le service de médecine 3 voient res­pectivement le jour en 1965 et 1966, la cardiologie et la psychia­trie sont installées entre 1976 et 1979.

En 1979, l'hôpital perd son statut mixte et l'ère moderne du Centre Hospitalier Général (C.H.G.) d'Antibes démarre avec la construc­tion du plateau technique.

En 1991, le C.H.G. d'Antibes devient officiellement le Centre Hospitalier d'Antibes Juan-les-Pins.

En 1994, un scanner y est implanté.

Le nouveau millénaire

A partir de 1997, avec l'inaugura­tion de la « phase 100 » (hébergeant les services de chirurgie et la ­maternité), le Centre Hospitalier s'est lancé dans une modernisation importante de son parc immobilier et de son plateau technique, qui se poursuit encore actuellement.

En 1999, un tout nouveau bâtiment est inauguré (« phase 200 »), qui regroupent trois services de médecine (cardiologie, pneumologie et médecine interne).

En 2007, une appareil d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est installé.

En 2008, le service des urgences et celui de réanimation ont été complètement rénovés et occupent désormais des locaux beaucoup plus spacieux.

Une nouvelle dimension

Durant l’année 2009, deux nouveaux projets font l’objet d’un financement.

Le premier prévoit la construction d’un nouveau bâtiment situé en partie supérieur de l’hôpital destiné à accueillir le service de pédiatrie-néonatologie, à regrouper les activités de chirurgie de spécialités ORL et ophtalmologie, ainsi que centraliser l’activité d’hospitalisation de jour en médecine à orientation cancérologique. Cette future réalisation, d’un coût total de 15 millions d’euros, a fait l’objet d’un financement dans le cadre du dispositif d’hôpital 2012. Elle devrait être achevée au cours du premier semestre 2015.

Le second concerne la filière gériatrique. Pour apporter une nouvelle réponse à la prise en charge des personnes âgées, l’hôpital va s’engager dans le construction d’un nouvel établissement hébergeant des personnes âgées et dépendantes (EHPAD), après celui situé au centre ville. Ce projet, dénommée « EHPAD 2 », comprendra 110 lits d’hébergement conventionnel (100 chambres individuelles, 5 places d’accueil temporaire et 5 chambres doubles), ainsi que 15 lits d’hébergement pour personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer dont 5 places d’accueil temporaire.

Dans le cadre du développement durable, cette construction respectera les normes de performances en matière d’environnement, appelées également Haute Qualité Environnementale (ou HQE). L’accent a été mis sur un niveau de performance à atteindre en matière de gestion de l’énergie, de la maintenance, de la qualité sanitaire de l’air et de l’eau.

Ce nouvel établissement a ouvert ses portes en avril 2013.

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